Expertise complète de cette pathologie chronique affectant 10-15% des femmes en âge de procréer.
Définition: Muqueuse utérine (endomètre) qui pousse HORS de l'utérus. Foyers ectopiques saignent lors des règles → inflammation chronique.
Localisation: Ovaires (endométriomes/kystes chocolat), trompes, péritoine, ligaments utérosacrés, parfois intestin/poumons.
Fréquence: 10-15% femmes en âge de procréer. 25-40% femmes infertiles. Souvent sous-diagnostiquée.
Mécanismes: Menstruation rétrograde + défaut immunité locale + propriétés invasives tissu endométrial. Hormono-dépendant (œstrogènes, progestérone).
Dysménorrhée progressive: Douleurs menstruelles SÉVÈRES avant/pendant règles. Progressives (s'aggravent chaque année).
Douleur pelvienne chronique: Entre cycles (constitutive). Peut être incapacitante.
Dyspareunie profonde: Douleur lors rapport sexuel, surtout positions certaines. Due à foyers profonds (ligaments utérosacrés).
Douleur lors défécation/miction: Si atteinte intestin/vessie.
Infertilité: 30-50% endométriose infertilité. Causes: adhérences, inflammation, dysfonction ovulation, qualité ovocyte réduite.
Fatigu chronique, dépression: Douleur chronique = impact psychologique majeur.
Clinique: Dysménorrhée progressive + douleur pelvienne + dyspareunie = suspecter endométriose.
Échographie pelvienne: Recherche endométriomes ovariennes (kystes noirs avec débris). Sensiblité 60-80% si expert.
IRM pelvis: Gold-standard pour formes profonde/infiltrante. Visualise foyers, adhérences, atteinte organe.
Laparoscopie: Seul diagnostic définitif. Permet visualisation directe + biopsie + traitement simultané si nécessaire.
CA-125, CA-19-9: Marqueurs sériques peu spécifiques. Utile suivi post-traitement.
Anti-inflammatoires: AINS régulièrement (ibuprofène, naproxène). Soulagent douleur mais ne traitent pas pathologie.
Contraceptifs hormonaux continus: Pilule, anneau, patch EN CONTINU (sans arrêt cyclique). Suppression menstruation = diminution douleur 60-70%.
Progestatifs: Acétate leuproléline (GnRH agoniste) crée ménopause artificielle 6 mois. Très efficace mais effets indésirables (bouffées, sécheresse).
DIU hormonal (Mirena): Libération locale hormone = suppression menstruation, très efficace. Peu d'effets systémiques.
Dienogest (progestatif sélectif): Pilule mini-dosée progestatif seul. Efficace, peu d'effets métaboliques.
Laparoscopie opératoire: Ablation foyers visibles (laser, électro-coagulation), lysage adhérences, drainage endométriomes. Efficace si complète.
Résection endométriome: Pour gros kystes (>4cm) affectant fertilité. Ablation paroi kystique (ne pas curetage = perte ovariennes).
Hystérectomie totale ± annexectomie: Dernier recours si douleur invalidante RÉFRACTAIRE traitement médical/chirurgical. Définitif.
Neurectomie présacrée: Ablation nerfs pelvis = diminue douleur. Efficacité modérée, risques complications.
Impact fertilité: 30-50% endométriose = infertilité. Mécanismes: adhérences, inflammation, ovulation compromise, qualité ovocyte.
Chirurgie avant PMA: Si endométriome >4cm ou formes profonde: résection recommandée pour améliorer fécondité.
PMA (FIV/ICSI): Meilleur taux succès si endométriose. Permet "contourner" facteur mécanique.
Taux grossesse après traitement: 50-60% dans 18 mois si chirurgie complète. Rechute 20-30% après 5 ans.