Le dépistage du cancer du col de l'utérus évolue, et l'autoprélèvement HPV est de plus en plus proposé pour toucher les femmes qui passent à travers le dépistage. En France, la participation reste d'environ 60 %, alors que l'OMS vise 70 %. Voici ce qu'il faut savoir, simplement.
Le dépistage aujourd'hui
Le dépistage organisé concerne les femmes de 25 à 65 ans. Après 30 ans, il repose sur le test HPV à haut risque, renouvelé tous les 5 ans lorsque le test est négatif. Ce test recherche l'ADN des papillomavirus à haut risque, principaux responsables du cancer du col.
L'autoprélèvement, c'est quoi ?
C'est un dispositif que vous utilisez vous-même : il est introduit dans le vagin pour recueillir des cellules, puis placé dans un flacon et envoyé au laboratoire qui recherche le HPV. L'envoi de kits à domicile est privilégié pour faciliter l'accès et améliorer la participation.
Pour qui, et quand ?
- Réservé aux femmes de plus de 30 ans (comme le test HPV au cabinet).
- Avant 30 ans, c'est la cytologie (frottis) qui reste la référence.
- Particulièrement utile si vous n'êtes pas à jour de votre dépistage.
Un résultat positif ne veut pas dire cancer
Un test HPV positif est un facteur de risque, pas un diagnostic. Il invite simplement à consulter pour un prélèvement au niveau du col (au cabinet) et, si besoin, des examens complémentaires.
Vaccination + dépistage : la meilleure protection
La couverture vaccinale progresse grâce aux campagnes au collège (classe de 5e), et le rattrapage est désormais élargi jusqu'à 26 ans. La priorité reste les 11-14 ans. Attention : la vaccination ne remplace pas le dépistage — les deux sont complémentaires.
En résumé
- Le test HPV se fait dès 30 ans, tous les 5 ans s'il est négatif.
- L'autoprélèvement est une alternative validée, utile si vous n'êtes pas à jour.
- Un test positif n'est pas un cancer : il conduit à un contrôle.
- Vaccination + dépistage régulier = la meilleure prévention.
Note. Cet article a une visée informative et ne remplace pas une consultation médicale. Pour toute question sur votre situation, parlez-en à votre médecin.